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Suppléments A~D III # 05.

Publié le par Armel De Lorme

 

Dernière ligne droite...

Les @ide-Mémorialistes.

 

 

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Suppléments A~D III # 04.

Publié le par Armel De Lorme

 

Pur régal du début à la fin, et démonstration magistrale de ce que peut donner la notion de Dialectique, si chère à Paul Vecchiali, au grand écran. Trois étoiles, et une notule entièrement reprise et complétée, dont - une fois n'étant pas coutume - nous réservons la primeur à nos lecteurs...

Les @ide-Mémorialistes.

  

 

 

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Suppléments A~D III # 03.

Publié le par Armel De Lorme

 

HAUTE COUTURE VS. PRÊT-À-PORTER

 

Il existe deux façons, semble-t-il, de travailler sur les Histoires de cinéma. Celle, de plus en plus d’actualité hélas, qui consiste à pomper et recopier ça et là, le plus souvent via Internet, sans nécessairement vérifier les informations à la source (ni même visionner les films), ce dont la majeure partie des institutionnels s’accommodent très bien, et que nous avons, à titre personnel, assez tendance à comparer à du prêt-à-porter bas de gamme. Et celle que nous avons choisie, qui nous a fait parfois comparer à des moines trappistes, mais qui nous apparaît bien, plutôt, comme un work in progress incessant, avec pour unique crédo et seul leitmotiv, un constant souci d’excellence. D’une certaine manière, nous nous sommes toujours, dès le commencement de notre aventure éditoriale, positionnés en orfèvres ou en grands couturiers plutôt qu’en fripiers demi-luxe, et nous comptons bien rester campés, fidèles à nous-mêmes et droits, sur nos positions : l’orthodoxie a du bon, lorsqu’elle ne rime pas avec rigidité, et qu’elle nous conduit à dépasser - une fois de plus - nos limites et à privilégier, en toutes circonstances, l’information « première main ».

 

DES FILMS PERDUS ET RETROUVÉS…

 

À ce jour, à travers notre Encyclopédie des Longs-Métrages français et francophones 1929-1979 – dont les volumes 15 et 16 ont été publiés respectivement en mars et juin 2016 –, ce sont 1906 longs-métrages dont les titres commencent par les quatre premières lettres de l’alphabet qui ont fait l’objet de notules circonstanciées entre 2008 et 2015. Pour 350 à 400 d’entre eux, au moins, il nous a semblé judicieux d’explorer les choses plus avant. Nous n’avons jamais oublié à quel point Raymond Chirat, sans les travaux duquel le projet de L’@ide-Mémoire n’aurait probablement pas vu le jour, regrettait que son éditeur historique n’ait jamais cru devoir « réactualiser » des ouvrages indispensables au moment de leur parution, obsolètes 25 ans après les faits. Nous nous sommes efforcés de faire l’inverse.

Depuis les premiers visionnages intensifs, effectués entre 2008 et 2009, les ayants-droit et propriétaires de catalogues films n’ont cessé d’éditer et de rééditer des œuvres considérées jusqu’alors comme difficilement visibles, totalement invisibles ou à jamais perdues. L’offre proposée par les éditeurs n’a jamais crû de manière aussi exponentielle que depuis le tournant 2013/2014. Face à ce constat, nous avons pris la décision de voir tout ce qui n’avait pas pu être vu, ou l’avait été dans de mauvaises conditions. Le regard est rarement le même quand les les films sont visionnés sur des VHS sans âge ou sur des copies DVD/Blu-ray.

 

… ET DES ABSOLUES RARETÉS

 

À l’instar des deux tomaisons publiées à l‘automne dernier, le sommaire de notre Suppléments A~D III s’articulera autour de six axes principaux :

- Les œuvres n’ayant pas fait l’objet de notules critiques dans les premiers volumes publiés de L’Encyclopédie des Longs-Métrages 1929-1979 : La Beauté du diable, René Clair, 1949 : Bécassine, Pierre Caron, 1938 ; Belle Étoile, Jacques de Baroncelli, 1938 ; La Belle Otero, Richard Pottier, 1954 ; Les Belles de nuit, René Clair, 1952 ; Benjamin ou les Mémoires d’un puceau, Michel Deville, 1967 ; La Bête et la Bête, Jean Cocteau & René Clément, 1945 ; La Bête humaine, Jean Renoir, 1938 ; Le Blé en herbe, Claude Autant-Lara, 1953 ; Le Bluffeur, Sergio Gobbi, 1963 ; Branquignol, Robert Dhéry, 1949 ; Carrefour, Kurt Bernhardt, 1938…

- Les œuvres pour lesquelles nous avons eu accès, depuis 2009/2010, à des informations « première main » inédites, permettant de compléter les génériques techniques et artistiques : Ben et Benedict, Paula Delsol, 1976 ; Benito Cereno, Serge Roullet, 1968 ; Black Out, Philippe Mordacq, 1976 ; Borsalino and C°, Jacques Deray, 1974…

- Les absolues raretés – jusqu’au début du second semestre 2016 – évoquées plus haut et découvertes récemment, incluant, pris au hasard d’un inventaire plus prévertien que jamais : Bel Ami – Profession play –boy, Mac Ahlberg, 1976 ; Belle, André Delvaux, 1972 ; Blondes humides, Paul Martin/Claude Pierson, 1978 ; Blanche, Walerian Borowczyk, 1970 ; Blue Rita, Jess Franco, 1976 ; Bobo Jacco, Walter Bal, 1979 ; Le bonheur est pour demain‥, Henri Fabiani ; Bonne Chance Charlie, Jean-Louis Richard, 1961 ; Cadavres en vacances, Jacqueline Audry, 1961 ; Capitaine Singrid, Jean Leduc, 1967 ;  Les Caprices de Marie, Philippe de Broca, 1969 ; Carillons sans joie, Charles Brabant, 1961

- Les coproductions avec l’étranger partiellement réalisées en France et dont la liste ne cesse de croître au hasard de nos recherches : C’est la queue du chat qui m’électrise, Ernst Hofbauer, 1972 ; Ça peut toujours servir, Georg Jacoby, 1959 ; Le Carillon de la Liberté, Gaston Roudès, 1931…

- Les œuvres totalement inédites en salles ou négligées de la majeure partie des Histoires de Cinéma traditionnelles : Ça, Pierre-Alain Jolivet, 1971 ; Caméléons, René Couderc, 1970…

- Les courts-métrages de plus de 50 minutes, considérés depuis quelques années comme des longs selon les nouveaux critères en vigueur un peu partout dans le monde : Boubouroche, André Hugon, 1933 ; Le Bouif chez les Pur-Sang, Léo Joannon & Constantin A. Morskoï, 1934 ; Byrrh-Cass gagnant, Pierre Weill, 1933 ; Le Cauchemar de Monsieur Berrignon…, Raymond Robert & Marcel Paulis, 1936...

 

DES PROJETS (DE PLUS EN PLUS) D’ACTUALITÉ…

  • Parution, en édition ou en coédition, du quatrième et dernier volume de la collection Suppléments A~D, ainsi que de plusieurs unitaires, d’ici la fin du second semestre 2017.

  • Refonte intégrale fin mars du site www.aide-memoire.org et du blog http://armeldelorme.over-blog.com, axée sur de nouveaux menus et incluant à terme l’essentiel des articles créés et archivés depuis 2010.

     

    Pour toute précision complémentaire relative à la parution imminente de ce troisième supplément A~D de L’Encyclopédie des Longs-Métrages français 1929-1979 et aux modalités liées à sa souscription, ou pour vous faire une idée un peu à l’avance de la suite de notre calendrier éditorial, n’hésitez pas à revenir vers nous par téléphone (06 88 57 46 32) ou par mail : aide-memoire@club-internet.fr… Attention : il s'agit d'une édition limitée.

     

    Cordialement,

    Pour L’@ide-Mémoire,

    Armel De Lorme, concepteur, chef de projet et auteur principal,

    Stéphane Boudin, coéditeur et responsable mise en pages,

    Julien Drillès, responsable souscriptions, partenariats et commandes.

     

    400 pages, apparat critique, « playlist », bibliographie, index alphabétique et chronologique des œuvres, index alphabétiques des réalisateurs, des scénaristes, dialoguistes & auteurs des œuvres originales adaptées, des compositeurs de musique originale et préexistantes, et des comédiens, traductions anglaises de l’introduction et de la liste des abréviations utilisées.

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Suppléments A~D III # 02

Publié le par Armel De Lorme

Les visionnages et revisionnages se poursuivent, mais ne se ressemblent pas pour autant.

En attendant de découvrir sur copies restaurées Le bonheur est pour demain (Henri Fabiani, 1960) ou Belle (André Delvaux, 1972), nous avons poussé l'abnégation jusqu'à revoir Bel Amour (ex-Le Calvaire d'une mère, tout un programme), commis en 1950 par l'ineffable François Campaux. Pas déçus : ce long-métrage - il serait très excessif d'utiliser le mot "film" à son propos - est encore plus pénible et édifiant qu'il ne l'était dans notre souvenir. Malgré Giselle Pascal et Odile Versois, irréprochables l'une et l'autre.

Pour mémoire, l'adroite Madeleine Barbulée est toujours créditée en bonne et due place au générique, mais n'apparaît pas plus à l'écran dans cette réédition que dans les copies diffusées sur le câble à la fin des années 1990.

Les @ide-Mémorialistes.

 

 

 

 

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Suppléments A~D III # 01

Publié le par Armel De Lorme

 

Et c'est reparti comme en... 2016 !!

Mettant un terme à deux mois de silence relatif, l'équipe de L'@ide-Mémoire a le plaisir de confirmer aux visiteurs de ce Blog la sortie imminente du troisième opus de la série Suppléments.

Où il sera, entre autres réjouissances, question de raretés rééditées entre 2015 et 2017, et qui n'avaient pu être visionnées sur copie (et, partant, pas chroniquées non plus) au moment de la sortie des Tomes III et IV de L'Encyclopédie des Longs-Métrages français 1929-1979.

Ce projet éditorial initié en 2006 a plus que jamais les allures d'un work in progress, et nous en sommes fiers, 26 ouvrages sortis plus tard.

En vertu de quoi, notre Suppléments A~D III sur des rails, et quels rails, nous devrions être en mesure de réalimenter régulièrement notre Blog (120.000 vues en deux ans, merci), en attendant la bascule annoncée vers un site flambant neuf, entièrement relooké..

Les @ide-Mémorialistes, exténués mais heureux (en dépit des départs récents de Nadine Alari, Geori Boué, Caroline Clerc, Claude Gensac, Paul Guers, Eléonore Hirt, Michèle Morgan, Jacques Penot, Emmanuelle Riva, et toutes celles et ceux que nous avons oubliés au moment de clore ce premier véritable post 2017).

  

 

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Absents en 2018... et après # 01.

Publié le par Armel De Lorme

Geori Boué

 

1918-2017

 

 

 

« Geori Boué ouvre, en beauté, du moins l’espérons-nous, le présent chapitre, mais elle aurait tout aussi bien figurer dans le précédent, tant elle sut faire montre vis-à-vis de Guitry d’une amitié et d’une fidélité déclinées au plus-que-parfait. Aussi vrai que l’amitié est, par essence, sincère, indéfectible et prompte à exercer ses droits dans le bonheur comme dans l’adversité, Geori Boué fut une amie rare pour Guitry, d’autant plus rare peut-être que l’amitié, chez Sacha, et à deux ou trois exceptions près, se déclinait généralement au masculin. De leurs relations tant professionnelles qu’extra-professionnelles, une poignée d’interviews circonstanciées ont conservé la trace, auxquelles le lecteur, s’il le désire, pourra se rapporter. Geori Boué, passée dans l’intervalle de la scène au professorat, y revenait longuement sur les circonstances ayant conduit Guitry, à la recherche d’une Maria Malibran idéale – belle, jeune, chantant de façon divine et capable, le cas échéant, de s’accompagner à la harpe 1 – à proposer le rôle, accompagné d’un somptueux bouquet de roses, à la jeune cantatrice. Venue de sa Toulouse natale, Geori Boué, alors âgée de vingt-quatre ans, était « montée » à Paris afin de chanter le rôle-titre de Thaïs sur la scène du Palais-Garnier, et si l’on s’en réfère à l’entretien qu’elle accorda à Jacques Lorcey, ce fut le petit-fils en personne de l’auteur, M. Besson-Massenet, qui souffla son nom à Sacha. Alors vierge de toute expérience cinématographique, Geori Boué traversa sans encombres – et non sans mérites – un tournage éprouvant jalonné de difficultés sans fin, arrondissant les angles entre Guitry et son compositeur Louis Beydts, endossant le rôle assez ingrat de la confidente patiente et avisée à chaque nouvelle crise de nerfs de Geneviève de Séréville, évidemment vexée de ne bénéficier que d’une courte scène et prête à aller refaire sa vie ailleurs, composant avec les ennuis de santé des uns et des autres, s’accommodant vaille que vaille du cabotinage éhonté de Suzy Prim lors de leur scènes commune et feignant (ou feignant de feindre) de ne se rendre compte de rien quand son partenaire et metteur en scène, au prétexte d’une scène de baiser profond, s’avisait de lui faire, sans en avoir l’air, un brin de cour ».

 

Extrait de Un Monde fou ou le Cinéma de Sacha Guitry et ses interprètes - Volume II, Armel De Lorme, 2016.

 

© Armel De Lorme / L'@ide-Mémoire. Toute reproduction même partielle interdite, sauf autorisation écrites des auteur et éditeur.  

 

 

 

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Suite des Festivités # 01.

Publié le par Armel De Lorme

 

 

Pour nos lecteurs les plus fidèles et pour les visiteurs, réguliers ou non, du présent Blog.

 

Sauf changement de dernière minute, le calendrier 2017/2018 de L'@ide-Mémoire inclura, dans l'ordre :

 

- Les volumes III et IV de la collection Suppléments A~D (février/mars et mai/juin 2017).

 

- Un hors série "unitaire" entièrement consacré aux Raretés du Cinéma hexagonal 1929-1959 (septembre 2017).

 

- Un hors série unitaire consacré aux Oubliés du cinéma français... et de l'inventaire (pourtant si précieux) de Raymond Chirat et Olivier Barrot, parce que ras le bol des réimpressions à l'identique de livres publiés il y a trente ans, seuls les intitulés et photos de couverture ayant subi des modification depuis 1985 (décembre 2017).

 

- Un hors collection consacré aux destins "stupides et tragiques à la fois" du cinéma mondial (février 2018).

 

- La réimpression de Sacha Guitry - Les Films (Vérités, contrevérités et paradoxes) en édition de luxe, incluant cahier photos 64 pages, et pour laquelle une souscription sera lancée début 2017, en vue d'une sortie au cours de l'année).

 

A des dates encore indéterminées, mais plus pour très longtemps :

 

- Les Tomes XIV et XVII de L'Encyclopédie des Longs-Métrages 1929-1979, qui paraîtront très probablement en version numérique, comme cela a été plusieurs fois annoncé.

 

- Les deux premiers opus d'un collectif "balzacien" conçu sur le modèle des Treize, publiés par LDP Editeur et dont L'@ide-Mémoire se bornera, pour une fois, à assurer la diffusion...

 

Pour davantage de précisions, Armel De Lorme ayant décidé de ne plus se consacrer désormais qu'à la recherche, à l'écriture et à la supervision des ouvrages à paraître, n'hésitez pas à adresser vos questions par courriel ou par téléphone à Stéphane Boudin (éditions) et/ou Julien Drillès (communication et presse) à l'adresse mail et/ou au numéro de téléphone habituels.

 

Cordialement,

 

Les @ide-Mémorialistes.

 

Photogramme extrait de Si Paris nous était conté..! (Sacha Guitry & Eugène Lourié, 1955), avec, entre autre(s), Jean Weber/Henri III et Jean Martinelli/Henri de Navarre, futur Henri IV. Film diffusé par Les Editions René Chateau/La Mémoire du Cinéma (http://www.renechateauvideo.com/dvd-7171-si-paris-nous-etait-conte.html)

 

aide-memoire@club-internet.fr

 

06 88 57 46 32

 

 

 

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Célébrations # 01 : Spécial 100.000ème !!

Publié le par Armel De Lorme

Enfin !!

 

Selon toutes probabilités, ce Blog, initialement conçu pour assurer l'intérim entre l'ancien site (www.aide-memoire.org) et le nouveau, accessible à partir de la fin décembre (Stéphane y travaille d'arrache-pied depuis des mois), devrait dépasser le cap symbolique des 100.000 pages vues au cours des prochaines heures. Le tout en un peu plus d'une année d'existence, et bien qu'il nous soit parfois difficile, en période de promo, de l'achalander en articles aussi régulièrement que nous le souhaitons. Cela méritait, semble-t-il, un feu d'artifice. C'est chose faite.

 

Merci à ceux des lecteurs de nos éditions papier et numérique qui, entre deux publications, viennent nous rendre visite - quotidiennement ou pas - sur over-blog, en espérant que le site "new look" comblera leurs attentes et leurs exigences.

 

Merci plus particulièrement à ceux d'entre eux qui nous ont fait l'amitié de nous offrir ça et là les DVD nécessaires à la progression de L'Encyclopédie des Longs-Métrages français 1929-1979. Cela ira vite : ils sont trois, et qu'importe après tout, puisque la seule chose qui compte, à nous yeux, c'est de pouvoir leur exprimer, à travers ces lignes, notre infinie gratitude. Or donc, René Chateau, Christian Grenier, Jean-Marie Lardinois, soyez 100.000 remerciés de ces témoignages d'amitié ponctuels comme de la constance par vous témoignée.

 

Les @ide-Mémorialistes :

 

Armel De Lorme.

Stéphane Boudin.

Thibault Boizet.

Julien Drillès.

Pierre Pascual.

 

 

Infos éditeur :

aide-memoire@club-internet.fr

06 88 57 46 32

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Découvertes & Raretés # 04.

Publié le par Armel De Lorme

 

 

L'ENVERS DU PARADIS

Edmond T. Gréville / 1953 / France

 

Pas complètement une découverte que cet Edmond T. Gréville millésimé 1953, visionné une première fois à la Cinémathèque, dans une autre vie, revu en VHS quelques années plus tard.

 

Long-métrage certes mineur au regard de Remous (1933), de Marchand d'amour (1935) ou de Pour une nuit d'amour (1946), dont une prompte réédition s'impose dans les trois cas de figure, voire de Menaces (1939), lui sorti en DVD il y a quelques années, mais que l'on saluera pour la prestation, époustouflante de Stroheim - en photo ci-dessus - dernière période, comme pour la composition au cordeau de Dora Doll, à laquelle les extérieurs cagnois et le soleil du Midi réussissent cent mieux que le studio. Pulpeuse comme il n'est pas permis, bien mieux éclairée que chez Renoir vers la même époque, échappant avec ce qu'il faut d'adresse au systématisme impliqué par un rôle somme toute ingrat, elle constitue l'atout maître de cette production plus sensible que réellement aboutie, dont les qualités, pourtant bien réelles, se lisent plutôt en filigrane. Gréville semble avoir pris un malin plaisir à miser sur la naïveté (vraie ou fausse), le folklore local et le premier degré toute pour mieux souligner la désespérance constante, la noirceur absolue et la cruauté inouïe du propos. Tout inégalement menée soit elle, un peu maltraitée par des dialogues oscillant volontiers vers le contreplaqué et l'abus des pensées exprimées à haute voix par les protagonistes (!), c'est bien d'une vibrante romance d'amour et de mort qu'il s'agit, ravivant de loin en loin la flamme non éteinte des grands mélodrames grévilliens d'avant-guerre. Rien que pour cette raison... (Armel De Lorme, Encyclopédie des Longs-Métrages 1929-1979, Volume XIV).

 

© Armel De Lorme / L'@ide-Mémoire, toute reproduction même partielle interdite sauf autorisation expresse des auteur et éditeur.

 

Séance de rattrapage ici pour ceux qui auront raté la diffusion au Cinéma de Minuit :

 

http://www.renechateauvideo.com/dvd-7749-envers-du-paradis--l-.html

 

 

 

   

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Suppléments A~D 02 # 20.

Publié le par Armel De Lorme

 

Nos publications - la 25ème sort à peine des cartons d'emballage - sont un peu comme des séries limitées proposées en boutique Colette.

 

1° Elles sont précieuses.

 

2° Elles sont rares.

 

3° Elles sont chères (au propre comme au figuré), en grande partie pour les raisons évoquées ci-dessus.

 

4° Contrairement à nous, qui pétons le feu, leur stock s'épuise vite.

 

5° Une fois le stock épuisé, c'est la version numérique qui prend le relai.

 

Kind regards.

 

L'@ide-Mémoire.

 

Armel De Lorme, Stéphane Boudin, Thibault Boizet, Julien Drillès, Pierre Pascual.

 

Photo : Thibault Boizet (D.R.).

 

Remerciements particuliers à Viviane Blanche, René Château, Jean-Marie Lardinois, Dominique Mollard, Jean-Pierre Pecqueriaux, José Roca et l'équipe de www.livres-cinema@info, qui nous aurons permis de faire mieux, du moins avons-nous la faiblesse de le croire, que les fois précédentes.

 

 

aide-memoire@club-internet.fr

 

06 88 57 46 32

 

 

 

 

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