Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Suppléments A~D 1 # 38 : D. DAY !!

Publié le par Armel De Lorme

Suppléments A~D 1 # 38 : D. DAY !!

Livré !! Normal, puisqu'il s'agit d'un livre.

Merci Stef, Thibault, Julien Drillès.

Merci aussi Thomas "Tudico" Beha, Nadine Frank, Abderrahmane Madi, Azzedine Menia, Dominique Mollard, Pierre Pascual, Mohamed Tamine, Paul Vecchiali, enfin, qui m'aura appris, par son exemple, à avoir le courage de mes opinions et à assumer la moindre ligne ce que j'écris, que ce soit en bien ou en mal, livre après livre. Ce nouvel opus vous doit beaucoup, si vous saviez...

En revanche, les auteurs et les auteurs ne remercient PAS le CNC, la Cinémathèque française (du moins ce qu'il en reste) et encore moins Unserious Publishing. Les explications circonstanciées, aux allures d'autant de volées de bois vert (argumentées, justifiées, méritées), figurent évidemment dans l'avant-propos de ce nouvel opus, né en grande partie de coups de Jarnac heureusement négociés par notre équipe, plus soudée et unie que jamais.

Pour le reste, nous sommes un peu en mode "sitôt reçu, sitôt parti" : stock déjà bas pour cause de précommandes amorcées juste après le 15 août. Après, pour les retardataires, il y aura toujours la version numérique, mais elle ne sera pas exactement au même prix...

On ne remercie jamais assez. Merci encore une fois à toutes celles et à tous ceux qui m'auront permis de livrer dans les temps l'ouvrage dont je me sens le plus fier à ce jour, ex-aequo avec Sacha Guitry - Les Films (Vérités, contrevérités et paradoxes).

Armel De Lorme, auteur comblé.

Partager cet article

Suppléments A~D 1 # 37 : J-1 !!

Publié le par Armel De Lorme

Suppléments A~D 1 # 37 : J-1 !!

L'ALIBI

Pierre Chenal / 1937

37ème post déjà !! Cela tombe on ne peut mieux, le film occupant la 19ème place de notre classement revisité est un film tourné en 1937.

Les qualités réelles de L'ALIBI annoncent la splendeur des deux réalisations suivantes de Pierre Chenal : l'époustouflant MAISON DU MALTAIS (1938), l'extraordinaire DERNIER TOURNANT (1939).

Intrigue menée tambour battant, sans tant mort, mais avec suffisamment de tact et d'intelligence de la part de Chenal et de son scénariste Marcel Achard pour laisser, ça et là, place à la lenteur et au silence. Performances d'acteurs au cordeau, il est vrai que ce sont Jany Holt (force et fragilité, droiture et paradoxes), Albert Préjean (constance, sympathie immédiate et assurance de chaque instant) et les monstres sacrés Stroheim et Jouvet - d'une précision et d'une efficacité remarquables l'un et l'autre - qui mènent le quadrille, n'en négligeant pas pour autant de laisser à leurs camarades moins bien servis quant à l'importance de leurs rôles (Maurice Baquet, Philippe Richard, Jean Témerson, Foun-Sen, Made Siamé, Odette Talazac, Génia Vaury, Véra Flory, Florence Marly, Roger Blin, Max Dalban, Fernand Flament, Henry Houry, Pierre Labry, Marcel Melrac, René Worms et la mieux que sublime - mais quand et où ne l'a-t-elle pas été ? - Margo Lion) suffisamment de surface de jeu pour pouvoir exister pleinement, ne fût-ce que cinq ou six minutes, parfois moins.

Quant à l'affiche d'exploitation ci-dessus, c'est une sorte de collector en soi.

© Armel De Lorme / L'@ide-Mémoire, D.R., 2016.

Toute reproduction même partielle strictement interdite sauf accord écrit des auteurs et éditeurs.

aide-memoire@club-internet.fr

Partager cet article

Suppléments A~D 1 # 36 : J-3 !!

Publié le par Armel De Lorme

Suppléments A~D 1 # 36 : J-3 !!

L'AMOUR D'UNE FEMME

Jean Grémillon / 1953

Ni le plus beau ni le plus grand film de Jean Grémillon (cf. Maldone, La Petite Lise, Gueule d'Amour, L'Étrange Monsieur Victor, Le ciel est à vous, Pattes Blanches...), mais une œuvre digne et exemplaire de bout en bout. Le couple formé par Micheline Presle cette faisant montre d'un jeun exceptionnellement épuré - et Massimo Girotti fonctionne on ne peut mieux sur la durée, mais c'est Gaby Morlay qui enlève le morceau, dans ce qui tient plus d'une performance d'actrice à couper le souffle que d'une "vedette américaine" de circonstance exigée par les besoins du scénario. D'où 19ème place de notre classement.

© Armel De Lorme / L'@ide-Mémoire, D.R.

Toute reproduction totale ou partielle interdite, sauf autorisation écrite des auteurs et éditeurs.

Sortie du book ce mercredi.

aide-memoire@club-internet.fr

Partager cet article

Suppléments A~D 1 # 35.

Publié le par Armel De Lorme

Suppléments A~D 1 # 35.

L'ANGE DE LA NUIT

André Berthomieu / 1942

20ème place du classement à un autre bijou en N&B, multidiffusé sur le Câble il y a une dizaine d'années, jamais réédité depuis (regrets éternels), doublé d'une variation adroite et sensible sur le même motif de l'artiste frappé de cécité qui donnera le sublime Donne-moi tes yeux (Sacha Guitry, 1943), l'année suivante...

Depuis la parution du Tome 2 de L'Encyclopédie des Longs-Métrages 1929-1979, le générique artistique a été complété par une bonne trentaine de noms, dont bon nombre d'illustres inconnus dont nous ne soupçonnions même pas l'existence.

Quant au début de la notule critique (mais le début seulement), le voici...

" Avant les gentilles et souvent désolantes comédies plan-plan des années Cinquante, montées généralement sur le nom d’une gloire comique du moment, pérenne ou destinée à le devenir (Bourvil, Darry Cowl, Robert Lamoureux) ou pas (Jean Richard, Ded Rysel), Berthomieu a su se montrer, de manière inégale durant l’entre-deux-guerres, avec davantage de constance sous l’Occupation, un artisan précis et rigoureux, parfois doublé d’un auteur à part entière. À ce titre, L’Ange de la Nuit apparaît comme à la fois comme l’une de ses œuvres les ambitieuses et, surtout, les plus abouties, portée de bout en bout par la tendresse et la cruauté du propos – il s’agit bien d’un mélodrame avec sacrifice, à la toute fin, des deux principaux personnages au seul bénéfice du troisième, l’aveugle de guerre – et peut-être plus encore par la capacité du découpage et de la mise en images à épouser les moindres contours de l’intrigue, du monôme saisi au vol, en plein Quartier latin, à la larme de Michèle Alfa elle aussi saisie au vol, coulant, quelques secondes avant la fin, sur la main de Jean-Louis Barrault. " (...).

Un bout de casting, histoire de créer du désir : Michèle Alfa, Jean-Louis Barrault, Henri Vidal, Pierre Larquey, Alice Tissot, Gaby Andreu, Claire Jordan, Cynette Quéro, Lydie Vallois, Mia Delphie, Solange Delporte, Suzanne Flon, Simone Signoret, Anne Iribe, Marie Leduc, Michèle Berger, Millette Rorest, Yves Furet, Jacques Dynam, Marcel Mouloudji, José Quaglio, Pierre Ringel, Georges Aminel, Joe Davray, René Fluet, Manuel Gary, Henri de Livry, Albert Morys, Henri Niel, Georges Patrix, Roger Vincent, Robert Didry, Roland Fersen, Jacques Munier, Charles Texier, etc.

© Armel De Lorme / L'@ide-Mémoire, D.R.

Toute reproduction même partielle rigoureusement interdite sauf autorisation écrite des auteurs et éditeurs.

Partager cet article

Suppléments A~D 1 # 34.

Publié le par Armel De Lorme

Suppléments A~D 1 # 34.

21ème place de notre classement octroyée à ADIEU... CHÉRIE (1945), d'abord parce que c'est une comédie alerte et délicieuse, et enlevée, ensuite parce que la comédie en question marque le retour sur les écrans de Danielle Darrieux après trois ans d'absence (dont deux passés sous haute surveillance, à Megève, en compagnie il est vrai de Porfirio Rubirosa, alors tenu pour le membre de la Jetset le mieux membré, précisément, ce qui a dû la consoler de 24 mois d'inactivité cinématographique). C'est également le film - peut-être aussi sa dernière absolue réussite à l'écran - du vétéran Raymond Bernard, victime tout au long de l'Occupation des lois abjectes de Vichy. Il ne fera jamais mieux par la suite. C'est également, pour les mêmes raisons que celles évoquées ci-dessus, le premier film d'après-guerre produit par Adolphe Osso, lui aussi interdit d'activité professionnelle pour raisons raciales. À l'instar de Raymond Bernard, il mettra en chantier d'autres réussites (pas toujours), aux cours des dix ou quinze années suivantes, mais plus aucun chef-d'œuvre.

Reste de la distribution à l'avenant, menée de main de maître - en mode tambour battant - par la toujours remarquable Gabrielle Dorziat (souveraine et magistrale), étayée encore de la présence de Louis Salou (cynisme et lucidité), de Pierre Larquey (probité et modestie), de Jacques Berthier (beau comme il n'est pas permis et d'une subtilité constante, infiniment supérieur en ce sens aux anciens faire-valoir thirties habituels de DD, Raymond Galle ou Pierre Mingand). Et puis Robert Seller, toujours fin et adroit (dans ses bottes), impeccable dans son emploi-type d'imbécile qui n'a rien compris. Et puis encore Alice Tissot, piquante, incisive, abrasive, n'ayant perdu ni de sa verve ni de son mordant depuis les années Trente. L'espace d'une scène de bal plutôt habilement filmée, la débutante (en attendant Becker et Hitchcock) et Brigitte Auber croise l'inoxydable Marguerite de Morlaye, arborant un rang de perles supplémentaire autour du cou, comme pour célébrer à sa manière le départ des Allemands un an plus tôt.

L'ayant-droit d'Adieu... Chérie (la sotte !!) ne fait rien de ce film délicieux, pourtant restauré en son temps par nos amis - ou pas - de la Cinémathèque française (à une époque, révolue désormais, où cette institution devenue marque déposée évoquait encore quelque chose de digne d'intérêt et, osons le dire avec la franhise et le recul qui s'imposent, de digne tout court). Dommage.

© Armel De Lorme / L'@ide-Mémoire, droits réservés, 2016.

Toute reproduction même partielle interdite, sauf autorisation écrite des auteurs et éditeurs.

aide-memoire@club-internet.fr

Partager cet article

Suppléments A~D 1 # 33.

Publié le par Armel De Lorme

Suppléments A~D 1 # 33.

22ème place de notre classement à ADIEU... LÉONARD ! (Pierre Prévert, 1943).

Le numéro de duettistes formé par Pïerre Brasseur (jubilatoire de bout en bout) et Julien Carette (encore plus ineffable que chez Renoir, c'est dire…) fait oublier sans difficulté aucune la présence pénible tout au long de l'intrigue – elle, preste et enlevée – de Charles Trenet, acteur-truqueur et comédien exécrable, supportable seulement quand il cesse de jouer (très mal) pour chanter (plutôt agréablement, sinon bien). Autour de ce trio de choc, les Prévert ont su rassembler une équipe artistique que l’on peut raisonnablement qualifier de tout premier ordre : de la quasi-débutante Jacqueline Bouvier (future Jacqueline Pagnol), talent déjà en place, à la vétérante Denise Grey, dont les premiers pas à l’écran remontaient à 1913, du merveilleux – toujours – Édouard Delmont à l’insaisissable Étienne Decroux, à peine assagi depuis ses exploits passés de L’affaire est dans le sac (Pierre Prévert, 1932), de la pétulante Gaby Wagner, entôleuse professionnelle bourrée de charme et pleine d’allant à l’inénarrable Madeleine Suffel, caillette défraîchie, hautement improbable et à peu près demeurée… Le générique, l’un des plus foisonnants du cinéma français de l’Occupation fait par instants penser à celui d’une fresque d'historique de Sacha Guitry, en mode gauche toute : on repère Simone Signoret, on entrevoit Maurice Baquet, on aperçoit Roger Blin, on reconnaît Jenny Burnay, on détecte Raymond Bussières, Yves Deniaud, Paul Frankeur, Fabien Loris, Geneviève Morel, Marcel Mouloudji, Laure Paillette… Au total, ils doivent bien être 70 ou 80 – dont une bonne douzaine pour le moins d’anciens piliers du Groupe Octobre – à se partager l'affiche, telle que nous l'a conservée et transmise Catherine Prévert. Qu’elle en soit vivement remerciée. (…).

La version intégrale de ce texte inédit (enfin… à moitié inédit) constituera le cadeau fait par L’@ide-Mémoire aux premiers souscripteurs de la version papier (la version numérique est en chantier) de notre Suppléments A~D # 1.

© Armel De Lorme / L'@ide-Mémoire, droits réservés.

Toute reproduction même partielle interdite, sauf autorisation écrite des auteurs et éditeurs.

aide-memoire@club-internet.fr

Partager cet article

Suppléments A~D 1 # 32.

Publié le par Armel De Lorme

Suppléments A~D 1 # 32.

ADRIENNE LECOUVREUR

Marcel L'Herbier (1938)

Visionné sur un repiquage VHS particulièrement dég, mais L'@ide-Mémoire n'oublie pas la très haute estime en laquelle feu Raymond Chirat tenait ce Marcel L'Herbier millésimé 1938. Il considérait (nous aussi) que le rôle d'Adrienne Lecouvreur (1692-1730) valut à Yvonne Printemps - remarquablement éclairée pour une fois - l'une de ses incursions au grand écran les plus probantes. Actrice bien plus incertaine, Junie Astor s'y montre - ce de façon somme toute exceptionnelle - remarquable de bout en bout, là où Pierre Fresnay - Maurice de Saxe rêvé, et de ce point de vue, nous ne sommes plus tout à fait d'accord avec Raymond - et André Lefaur, Pierre Larquey et Thomy Bourdelle, n'ont pas besoin de beaucoup se forcer pour faire montre de leurs talents respectifs. Même l'ex-jeune premier Jaque Catelain s'y avère parfait (c'est dire...).

Film rutilant mais surtout essentiel, à revoir, certes, mais sur une réédition digne de ce nom. Et, en attendant, 23ème place de notre Top 30.

© Armel De Lorme / L'@ide-Mémoire, D.R., 2016

ADRIENNE LECOUVREUR (Marcel L'Herbier, 1938), avec Yvonne Printemps, Pierre Fresnay, Pierre Larquey, André Lefaur, Thomy Bourdelle, Junie Astor, Michèle Alfa, Andrée Berty, Jacqueline Pacaud, Gabrielle Robinne, Madeleine Sologne, Jean Worms, Marcel André, Fernand Bercher, Jaque Catelain, Géno Ferny, Albert Gercourt, Jean Joffre, Philippe Richard, Michel Salina, Michel Vitold, Hugues Wanner, Roger Blin, Edmond Castel, Pierre Juvenet, Mme Sabatini, Véra Pharès, Lucien Walter, etc.

aide-memoire@club-internet.fr

Partager cet article

Suppléments A~D 1 # 31.

Publié le par Armel De Lorme

Suppléments A~D 1 # 31.

L'AFFAIRE DU COLLIER DE LA REINE

Marcel L'Herbier & Jean Dréville (1945).

J'ai toujours eu une tendresse à la fois indéfectible et indicible - presque coupable - sans forcément très bien parvenir à m'expliquer pourquoi pour ce Marcel L'Herbier d'après-guerre, peut-être son dernier grand film. J'imagine volontiers que l'énergie salutaire et flamboyante déployée par Viviane Romance tout au long de sa revisite du personnage de Jeanne de La Motte-Valois - belle, touchante, cauteleuse, poignante - n'y est pas pour rien.

Film académique et chic (mais pas toc pour autant), pas non plus révolutionnaire pour un euro, malgré la Révolution de 1789, en amorce, le tout servi et présenté avec soin par le vétéran Marcel L'Herbier - avec la collaboration discrète de Jean Dréville - et porté de bout en bout par une actrice surinspirée, à peine rescapée de l'Épuration (avec excuses officielles), au sommet de son éclat, au sommet aussi de son talent. Le reste de la distribution ne suit pas toujours. Marion Dorian - plus exécrable encore que dans Volpone (Maurice Tourneur, 1940) aurait dû s'en tenir à son premier métier de productrice : elle compose la pire Marie-Antoinette de toute l'histoire du cinéma mondial, toutes époques confondues. Face à elle, Jean Hébey/Louis XVI a l'air droit sorti d'une arrière-boutique mal éclairée du fin fond du Sentier, ce qui n'en jette pas beaucoup. Jacques Dacqmine a toujours été un jeune premier calamistré, sensible et juste, mais impossible à éclairer pour cause d'yeux un peu plus globuleux que la moyenne : il ne déroge pas, ici, à la règle.

Restent les trois "Pierres" angulaires du film : Pierre Dux, plaisant et flamboyant comte de Cagliostro, Pierre Bertin, se livrant de façon décomplexée à une parodie jubilatoire de Jean Tissier mise au service d'un abbé au petit pied mi-défroqué, mi-égrillard, Pierre Palau, enfin, joaillier de la Couronne jubilatoire et raisonnablement agité du bocal, dont le nom, bien présent sur les copies VHS d'antan, a néanmoins étrangement disparu de celui de la réédition DVD. Pour faire bon poids, bonne mesure et obtenir ainsi une quatrième et dernière pierre angulaire, il faudrait encore y ajouter le nom de Pierre Labry, ex-abonné, tout au long des années Trente, aux brutes tantôt crétines, tantôt bornées, tantôt inquiétantes, et parfois à la fois : une séquence lui suffit pour personnifié, au cordeau, le greffier Hubert ne sachant pas très bien comment annoncer à Jeanne de La Motte que non elle n'a pas été acquittée par le Parlement, et que la catastrophe (flagellation, flétrissure, emprisonnement à vie, etc.) s'annonce imminente. Le tout avoué d'un air penaud, la tête baissée, le regard dirigé vers une paire de pieds tournés vers l'intérieur : du grand art. Mais on savait, depuis Cœur de Lilas, Les Croix de bois, Le Roman d'un tricheur, L'Alibi, La Maison du Maltais ou Les Disparus de St. Agil, à quel point ce troisième couteau émérite était capable de poser et de marquer d'une empreinte durable, le plus souvent en un temps record, des silhouettes bien moins caricaturales et bien plus subtiles que ce que son physique massif et son air volontiers buté pouvaient laisser présager.

Et Maurice Escande, dans tout ça ? Promu cardinal de Rohan pour les besoins du scénario, il semble passer le film entier à rire de se voir si beau (ou si belle ?) en ce miroir, à n'en pas revenir de personnifier un si beau et si noble prince de l'Église, et à s'extasier à l'infini de son propre reflet, ce qui est finalement assez raccord avec l'image de grand sot naïf et pontifiant que les manuels d'Histoire de France et les biographes de Marie-Antoinette ont laissé du personnage.

Bilan des courses : 24ème place de notre classement réactualisé.

L'AFFAIRE DU COLLIER DE LA REINE, de Marcel L'Herbier & Jean Dréville (1945), avec Viviane Romance (la comtesse Jeanne de La Motte-Valois), Marion Dorian (la reine Marie-Antoinette), Hélène Bellanger (la comtesse de Polignac), Florence Lynn (la princesse de Lamballe), Yvonne Yma (Mme Hubert), Monique Cassin (la fille Oliva [= Nicole Leguay]), Maurice Escande (le prince-cardinal de Rohan), Jacques Dacqmine (le chevalier Louis Réteau de Villette), Michel Salina (le comte Nicolas de La Motte-Valois), Jean Hébey (le roi Louis XVI), Pierre Dux (Cagliostro), Pierre Bertin (l'abbé Loth), Pierre Palau (le bijoutier Boehmer), Georges Saint-Paul (le bijoutier Bassenge), Jacques François (le comte d'Artois), Lucas Gridoux (le 2ème membre du Parlement), Paul Amiot (Me Doillot), Marcel Delaître (Me Target), André Philip (Deschamps, le domestique), André Varennes (le premier président d'Aligre), André Wasley (le bailli de Suffren), Jean-Louis Allibert (Camille Desmoulins), Robert Dartois (M. de Soubise), Pierre Labry (Hubert, le geôlier), Pierre Magnier (le procureur Joly de Fleury), Philippe Olive (Me Breton), Marcel Vibert (l'avocat général Séguier), Marcel Lagrange (le duc de Villeroi), Jean Morel (le baron de Breteuil), Georges Paulais (l'huissier de justice), Roger Vincent (l'abbé de Vermond), Luc Andrieux (un geôlier), Max Dejean (un aide du bourreau), Jacques Berlioz, Chukry-Bey, Denis Daniel, Philippe Lemaire, Johny Marchand, Paul Ménager, Jean-Pierre Mocky, Marcel Rouzé, etc.

Sortie incessamment sous peu...

© Armel De Lorme / L'@ide-Mémoire, droits réservés, 2016.

Toute reproduction même partielle est rigoureusement interdite sauf autorisation écrite des auteurs et éditeurs.

www.aide-memoire@club-internet.fr

Partager cet article

Suppléments A~D 1 # 30.

Publié le par Armel De Lorme

Suppléments A~D 1 # 30.

25ème place du classement que l'on sait octroyée haut la main à L'AÎNÉ DES FERCHAUX (1962), grand cru melvillien, un peu négligé au profit du DOULOS, tourné la même année, ou du SAMOURAÏ. Allié à une photographie de très haut vol, le ressort dramatique de ce vrai faux road movie aux allures de cadavres exquis, donne tout son sens, toute sa portée et son universalité à cette rencontre au sommet entre un vieux tigre (Vanel, niveau de jeu exceptionnel) et un jeune lion (Belmondo). Plus ambitieux, plus réussi, plus maîtrisé que l'exactement contemporain UN SINGE EN HIVER - non, contrairement, la rencontre à l'écran Gabin/Belmondo n'a pas vraiment eu lieu - mais surtout preuve éclatante que le meilleur du cinéma selon Melville reste bien à chercher du côté de ses œuvres les plus dialectiques. C'est peu dire, à ce seul rapport, que la somptuosité sans limites des paysages US lui aura ouvert des horizons cinématographiques insoupçonnés.

Mentions spéciales à Stefania Sandrelli, fruit vert somptueux et talent déjà plus que prometteur, et à Michèle Mercier, choucroute noir corbeau et performance d'actrice épatante de bout en bout. Un an avec la marquise des Anges, la strip-teaseuse à la fois blasée et pleine d'espoirs vite déçus qu'elle personnifie avec adresse et sensibilité l'espace de deux séquences dont la durée cumulée ne dépasse pas les dix minutes, constitue assurément non seulement, et de très loin, son plus grand rôle à l'écran, mais peut-être plus encore le diamant noir de ce film-écrin âpre et cruel, inclassable, désespéré et follement audacieux.

© Armel De Lorme / L'@ide-Mémoire, D.R., 2016.

Toute reproduction même partielle interdite sans l'accord écrit des auteurs et éditeurs.

aide-memoire@club-internet.fr

Partager cet article

Suppléments A~D 1 # 29.

Publié le par Armel De Lorme

Suppléments A~D 1 # 29.

26ème place de notre classement - mais on part d'un corpus de 325 films, mine de rien - octroyée à L'AIR DE PARIS (Marcel Carné, 1954), qui, avec un peu plus de courage - non, il ne s'agit pas d'une banale histoire d'amitié virile contrariée (ou pas) entre sportifs, oui, Gabin a clairement envie de se taper le juvénile Roland Lesaffre et son petit cul bien ferme, ce dès leur toute première rencontre - et un peu moins de systématisme aurait dû constituer des plus belles réussites d'après-guerre de son réalisateur, déjà vétéran à pas 50 ans.

Reste, ce qui est déjà beaucoup, un formidable duel au sommet entre Gabin, en équilibre constant tout au long de ce qui reste l'un des rôles les plus intrinsèquement casse-gueule de sa carrière (il y gagna d'ailleurs le prix d'Interprétation masculine à la Mostra de Venise), et Arletty, dont L'Air de Paris marque d'une certaine manière la résurrection cinématographique, dix ans exactement après Les Enfants du paradis.

L'AIR DE PARIS, de Marcel Carné (1954), avec Jean Gabin, Arletty, Roland Lesaffre, Marie Daëms, Marcelle Praine, Simone Paris, Jean Parédès, Folco Lulli, Ave Ninchi, Maria Pia Casilio, Mathilde Casadesus, Simone Duhart, Nicole Régnault, Maurice Sarfati, Jean Bellanger, Henri Coutet, Gil Delamare, Jean-François Poron, Lucien Raimbourg, Eugène Stuber, Sébastien Ferrer, Roger Michelot, Jimmy Perrys, etc.

© Walter Limot, droits réservés.

Partager cet article

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>